Dkr, 8 Juin 2023. Depuis leur lettre suite aux violences au Sénégal, des intellectuels ont pris leur plume pour se prononcer. Felwine Sarr, Boubacar Boris Diop et Mbougar Sarr ont écrit une lettre qui aura été largement « contestée ». Le président du parti Rewmi se prononce sur cette lettre en faisant des remontrances

« J’ai lu avec intérêt un trio d’intellectuels célèbres Boris Diop, Felwine Sarr et Mbougar Sarr mais leur propos ont manqué de nuance et d’équilibre voir d’équité et m’ont donné le sentiment qu’ils parlaient sous la dictée de maître autre que la vérité paraît de leurs attributs de grands intellectuels sans doute pour donner du crédit à leur parole biaisée et partisane. Du haut de la septième hauteur, ils me permettent ce rappel : lorsque l’intellectuel trempe sa plume dans son encre, pour transcrire sur son papier les conjectures de son esprit, son premier devoir est de se souvenir qu’il ne lui est donné que peu de science. C’est seulement sous la contrainte de cette humilité qui doit s’adresser à un peuple de lecteurs où séjournent des doués d’intelligence anonymes et silencieux capables de détecter les motivations les plus secrètes et les commandes qui les actionnent », a laissé entendre l’ancien président du conseil économique social et environnemental dans un élément sonore parcouru à Dakaractu.  

À ces trois intellectuels, Idrissa Seck fait savoir que « le Sénégal est une grande nation démocratique qui peut connaître par moment des crises violentes comme en France avec les gilets jaunes ou aux États-Unis  avec l’attaque du Capitole. »

Cependant, le président a une mission urgente : celle de protéger la république, ses institutions, sa constitution et ses lois, ses citoyens et leurs biens. Ainsi, faire le contraire serait une trahison.

Aussi, dans cet audio, Idrissa Seck fait savoir que le sujet du troisième mandat reste central, mais il ne peut devenir une réalité que si le président lui-même l’annonce, si le conseil constitutionnel le valide et si le peuple l’octroie.

« Si un citoyen, parce que leader politique, s’autorise le droit d’insulter des magistrats, le président de la république, d’appeler ouvertement à l’insurrection et de rester libre, il n’y a pas d’État, il n’y a pas de justice. Si un citoyen peut user de son leadership pour s’octroyer les faveurs d’une jeune mineure et refuser de se soumettre à la justice de son pays, il n’y a pas aussi d’État, ni de justice. Enfin, si un chef d’État, après deux mandats consécutifs s’extirpe du « nul ne peut » constitutionnel et imposer à son peuple un 3e mandat, il n’y a pas d’État, il n’y a pas de justice. Ainsi, aucun des motifs listés, ne mérite cependant, les morts d’innocents sénégalais et les violences actuelles », fera remarquer Idrissa Seck au trio d’intellectuels.

Khiréna.net

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